L’UE publie une feuille de route très attendue pour éliminer progressivement les tests sur les animaux pour l’évaluation de la sécurité chimique
La feuille de route est construite autour trois piliers.
Pilier 1 vise à accélérer le développement et l’adoption de méthodes non animales (NAM). Cependant, il reste basé sur le cadre des 3R, combinant les efforts visant à affiner et à réduire l’utilisation des animaux avec l’objectif à long terme de son élimination progressive. La manière dont ces objectifs seront équilibrés nécessitera une surveillance attentive. Il comprend également un rapport sur les besoins réglementaires, attendu en 2027 et mis à jour tous les trois ans, pour guider le développement de méthodes non animales. Toutefois, la portée de la Feuille de route est limitée. Les animaux utilisés dans les produits biologiques, les vaccins, les thérapies géniques et les médicaments avancés sortent de ce cadre, ce qui signifie que certains secteurs de tests de sécurité continueront à utiliser des animaux.
Pilier 2 vise à positionner l’Europe comme leader mondial des tests de sécurité de nouvelle génération. Les actions clés comprennent l’avancement des méthodes non animales, notamment grâce à l’intelligence artificielle et à de grands ensembles de données pertinentes pour l’homme, et l’accélération des délais de commercialisation. Les actions au titre de ce pilier sont alignées sur la stratégie plus large de l’UE pour les sciences de la vie, la stratégie de l’IA dans la science, l’action politique de l’Espace européen de la recherche sur les NAM, la loi sur l’innovation de l’UE et la loi sur les biotechnologies. Ils complètent également les partenariats et projets de recherche de l’UE, ainsi que les initiatives menées par l’industrie.
Pilier 3 se concentre sur le renforcement de la collaboration européenne et internationale, ce qui sera essentiel pour une large acceptation des stratégies sans tests sur les animaux. Les actions comprennent le renforcement de la coopération entre les services de la Commission, les agences de l’UE, les États membres, l’industrie, les ONG et le monde universitaire, ainsi que la promotion de l’acceptation d’approches non animales dans les enceintes internationales.
