Loi Restauration de la Nature : quels bénéfices pour les animaux sauvages ?
Des avancées positives pour améliorer les habitats
Le Loi sur la restauration de la nature fixe un objectif à restaurer au moins 20 % des zones terrestres et maritimes de l’UE d’ici 2030et tous les écosystèmes ayant besoin d’être restaurés d’ici 2050.
La loi prévoit des actions spécifiques telles que restaurer la connectivité des rivières. Malheureusement, le la connectivité d’autres types d’habitats n’est pas spécifiquement abordée malgré le fait que les routes et les voies ferrées constituent des obstacles majeurs aux déplacements des animaux sauvages. La clôture de vastes zones à des fins de chasse constitue un autre défi pour la connectivité qui reste ignoré.
La législation prévoit efforts accrus pour conserver les pollinisateurs. La CE adoptera un acte délégué détaillant une méthode scientifique pour surveiller la diversité et les populations de pollinisateurs. Il est cependant important de noter des insuffisances dans restauration des écosystèmes agricoles dont dépendent les pollinisateurs et de nombreux autres animaux sauvages. Les États membres sont uniquement tenus d'introduire des mesures visant à obtenir une tendance à la hausse de deux des trois indicateurs sélectionnés sur la santé des écosystèmes agricoles. Cela ne garantira pas que de telles mesures aboutiront à une amélioration des habitats.
Si elle est correctement appliquée, cette législation entraînera des améliorations significatives pour le bien-être des animaux sauvages en liberté. Ils profiteront d’une meilleure disponibilité alimentaire, d’une réduction des perturbations et d’un potentiel d’abri accru, entre autres avantages augmentant leur qualité de vie.
Une occasion manquée d’intégrer le bien-être des animaux sauvages dans le cadre de la conservation
Le bien-être animal représente un indicateur important de la santé des écosystèmes. L’abondance des espèces et le bien-être des animaux peuvent fournir des informations cruciales sur la capacité de l’environnement à soutenir la vie. La surveillance des habitats restaurés doit donc prendre pleinement en compte l'état comportemental et mental des animaux sauvages pour tirer des conclusions.
La législation ne parvient pas à intégrer pleinement cette composante relative au bien-être animal.car il est absent des définitions de «qualité d’habitat suffisante » ou « bonne condition», et ne figure pas dans les indicateurs permettant de mesurer la santé des écosystèmes.
Nous appelons les États membres à prendre en compte cet aspect dans l’élaboration de leurs plans nationaux de restauration, détaillant leurs objectifs et actions pour chaque type d’habitat, qui devraient être publiés en 2026.
