Les citoyens de l’UE répondent haut et fort : les lois actuelles sur le bien-être animal ne sont pas adaptées à leur objectif
Le consultationqui a duré environ 12 semaines, a reçu plus de 230 000 réponses, parmi lesquelles 190 000 enregistrées, un engagement public record qui met clairement en évidence l’importance de cette question pour les citoyens de l’UE.
Les résultats montrent un soutien quasi unanime à la suppression progressive des cages pour les poules pondeuses, les porcs, les veaux et d’autres espèces, 99 % des citoyens déclarant que c’est très important. De même, 98 % des personnes interrogées trouvent problématique l’abattage systématique des poussins d’un jour.avec 88 % décrivant la nécessité de passer à des alternatives comme «très urgent« . Près de 9 répondants sur 10 (89%) ont déclaré que La législation européenne ne protège pas suffisamment les besoins des animaux d’élevageun appel clair à l’UE pour qu’elle change le statu quo.
La consultation a également impliqué la participation de plus de 500 entreprises et associations professionnelles, avec jusqu’à 54 % d’entre elles favorables à une interdiction des cages, et dans tous les secteurs, la consultation a trouvé plus de soutien en faveur d’une interdiction des cages que d’opposition à celle-ci. Les représentants des entreprises ont toutefois souligné les obstacles à la transition, tels que les coûts d’investissement élevés et le manque de connaissances techniques, 65 % d’entre eux indiquant que les fonds publics de l’UE (tels que la politique agricole commune) devraient soutenir une transition vers des systèmes de protection sociale plus élevés.
La consultation a révélé un fort consensus sur les exigences en matière d’importation, avec 96 % des personnes interrogées, tant de la société civile que de l’industrie, reconnaissant que tous les produits importés doivent respecter les mêmes exigences de bien-être animal que celles de l’UEpour éviter les doubles standards, tout en protégeant la compétitivité des agriculteurs de l’UE qui privilégient un meilleur bien-être.
Plus de 46 000 réponses ont été comptabilisées comme une seule entrée par la CE après avoir été signalées comme faisant partie d’une « campagne de mobilisation ». Cette décision porte atteinte à l’action des citoyens et au rôle de la société civile, qui a un rôle légitime à jouer en informant le public sur des consultations souvent difficiles d’accès.
La révision du bien-être animal accuse désormais plus de 800 jours de retard et le mandat est clair : la Commission doit réaliser la révision promise depuis longtemps de la législation européenne sur le bien-être animal d’ici la fin de cette année, avec un paquet législatif combinant des normes élevées de bien-être avec les outils économiques nécessaires pour protéger les agriculteurs de l’UE.
