La loi européenne sur les biotechnologies ouvre les portes à une science sans animaux

La loi européenne sur les biotechnologies ouvre les portes à une science sans animaux

En juillet 2024, la présidente von der Leyen a annoncé son intention de Loi européenne sur les biotechnologies visant à «amener la biotechnologie du laboratoire à l’usine puis sur le marché » Positionnée comme une initiative phare de la Stratégie européenne pour les sciences de la vieson développement se déroule en deux phases. La Commission européenne a publié le première propositionaxé sur les biotechnologies de la santé, le 16 décembre 2025. La deuxième proposition, traitant de l’écosystème biotechnologique plus large, est attendue pour le troisième trimestre 2026.

Les animaux ont été largement utilisés pour développer et tester des médicaments et des vaccins, mais la science évolue. Les nouvelles biotechnologies, notamment les cellules et tissus cultivés en laboratoire, les systèmes d’organes sur puce et les méthodes basées sur l’IA, peuvent produire des résultats plus pertinents pour la biologie humaine sans recourir aux animaux.

Le projet de loi sur les biotechnologies reconnaît clairement ce changement. Il définit les nouvelles méthodologies d’approche (NAM) comme « des méthodes innovantes qui n’implique pas d’animaux vivants »et reconnaît leur importance pour les deux innovation et compétitivité dans l’UE. Il est important de noter que la proposition reconnaît également que les NAM peuvent fournir des résultats scientifiques plus précis et plus rapides que ceux obtenus à l’aide de méthodes d’expérimentation animale.

Ces déclarations reflètent clairement un engagement politique à promouvoir activement l’utilisation de technologies non animales pour faire progresser la recherche et l’innovation en santé. Cette ambition est encore renforcée par la disposition qui permet des projets intégrant Les NAM doivent être reconnus comme «projets stratégiques en biotechnologie de la santé». Une telle désignation peut débloquer un accès prioritaire au financement et à un soutien administratif, réglementaire et scientifique accéléré pour les technologies sans animaux, tant au niveau de l’UE que des États membres. Par conséquent, cette initiative pourrait accélérer l’adoption de technologies non animales dans les secteurs de la santé de l’UE.

La proposition comprend également des mesures visant à créer un environnement plus favorable à la science non animale : un meilleur accès au financement, une infrastructure de recherche améliorée et une coopération plus étroite entre les chercheurs, les régulateurs et l’industrie. Si elles sont mises en œuvre avec un engagement politique visant à éliminer progressivement les expérimentations animales, ces mesures peuvent contribuer à stimuler le remplacement des expérimentations animales en accélérant le développement, la standardisation et l’adoption d’approches innovantes non animales.

Pour respecter pleinement l’engagement de l’UE d’éliminer progressivement les tests sur les animaux, la loi doit être alignée sur d’autres initiatives de l’UE, y compris la prochaine Feuille de route de l’UE vers l’élimination progressive des tests sur les animaux et le Action sur l’Espace européen de la recherche. Une coordination plus forte au niveau de l’UE, des investissements accrus ainsi qu’une meilleure connaissance et un meilleur accès aux approches non animales sont des priorités communes à toutes ces initiatives.

Alors que la proposition est examinée par le Parlement européen et le Conseil, l’Eurogroupe pour les animaux continuera de plaider pour que les biotechnologies non animales deviennent un pilier central de la loi européenne sur les biotechnologies.

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