Cruauté envers le caviar : GAIA lance un appel contre le projet de méga-ferme d’esturgeons en Belgique
L’esturgeon appartient à l’une des plus anciennes lignées de poissons sur Terre, remontant à plus de 200 millions d’années. Ces poissons remarquables peuvent vivre des décennies, atteindre des tailles impressionnantes et, dans la nature, de nombreuses espèces migrent entre les eaux douces et les environnements marins. Aujourd’hui, cependant, la plupart des populations d’esturgeons sauvages sont gravement menacées en raison de la surpêche, de la perte d’habitat et de la pollution. Avec l’augmentation des restrictions sur le commerce du caviar sauvage, l’aquaculture est devenue la principale source de caviar dans le monde.
Pourtant, l’élevage de l’esturgeon dans des systèmes d’élevage industriel présente d’importants défis en matière de bien-être.
Contrairement à de nombreux poissons d’élevage, l’esturgeon a une croissance lente et n’atteint sa maturité sexuelle qu’après plusieurs années. Selon le permis délivré le 4 juin pour la ferme industrielle belge, environ 40 000 esturgeons pourraient être confinés dans des bassins artificiels au sein d’un système aquacole fermé à recirculation pendant sept à vingt ans avant que leurs œufs ne soient extraits pour la production de caviar. Ces conditions diffèrent profondément de la vie naturelle de l’esturgeon sauvage, qui habite de vastes écosystèmes fluviaux et marins et peut migrer sur de longues distances.
Tout au long de leurs années de captivité, les esturgeons d’élevage peuvent être soumis à des procédures répétées de capture, de manipulation, de transport et vétérinaires. Etudes scientifiques ont montré que la manipulation est une source importante de stress, avec des augmentations mesurables du taux de cortisol suite à ces événements.
