Des millions d’animaux transportés sur des navires extrêmement vieux et dangereux, selon un nouveau rapport
Des normes plus élevées pour le transport vivant sont désespérément nécessaires
Les conséquences de cette flotte vieillissante vont au-delà du bien-être animal et touchent notamment la protection de l’environnement, la sécurité maritime, les conditions de travail des marins.
Des violations des normes internationales du travail ont déjà été enregistrées sur 60 navires, notamment des problèmes de logement de l’équipage, de conditions de travail, de salaires et de protection sociale.
Par ailleurs, plus de la moitié de la flotte navigue sous des pavillons figurant sur la liste noire du Mémorandum d’accord de Paris. De nombreux navires sont certifiés par des sociétés de classification qui ne répondent pas aux normes internationales les plus élevées, et les structures de propriété complexes impliquant des sociétés écrans obscurcissent encore davantage la responsabilité.
Les organisations exhortent les gouvernements de tous les pays impliqués dans l’exportation d’animaux vivants par voie maritime à prendre des mesures décisives, notamment en appliquant des normes plus strictes et en interdisant les exportations d’animaux vivants.
Tant que le transport d’animaux vivants dépendra d’une flotte composée principalement de cargos reconvertis vieux de plusieurs décennies, des incidents graves tels que l’affaire Spiridon II resteront un risque systémique – pour les animaux comme pour les humains.
