Des vaches laitières enceintes expédiées dans leurs milliers d'Irlande à l'Algérie

50 000 signatures contre le transport d’animaux vers les zones de guerre soumises à la Commission européenne

Selon la législation européenne, les animaux ne peuvent être transportés que si leur sécurité est garantie tout au long du voyage. Dans une zone de guerre active, cela est impossible. Les bombardements, les infrastructures détruites, les routes bloquées ou les ports fermés présentent des risques importants pour le transport.

Le cas du bétaillère immatriculée en Inde qui a récemment coulé au large d’Oman montre que ces risques ne sont en aucun cas hypothétiques. Selon les médias, le navire a été touché par une bombe ou un missile et a coulé avec environ 4 000 moutons et chèvres à son bord. Même s’il ne s’agissait pas d’un navire européen, l’incident met en lumière les dangers auxquels sont exposés les navires européens de transport de bétail, leurs équipages et les animaux à bord dans la région.

Suite à la réponse décevante de la Commission, les organisations ont demandé une réunion avec leurs services (DG SANTE), pour soumettre la pétition et appellent la Commission européenne à :

  • Demander immédiatement aux États membres d’arrêter les transports d’animaux vers la zone de guerre ;
  • Surveiller strictement les transports en cours et garantir que des mesures d’urgence sont en place ;
  • Revoir de toute urgence le processus d’autorisation pour les exportations vers les régions à haut risque.

En début de semaine, les organisations se sont félicitées de l’opportunité d’un échange avec des représentants de la Commission européenne sur cette question urgente. Cependant, même si la discussion a été intéressante, le résultat n’a pas été à la hauteur des attentes. La Commission a soutenu que le cadre législatif actuel ne lui permet pas d’agir et que la décision de suspendre ces transports appartient aux États membres.

Cette situation met en évidence les problèmes structurels liés aux transports d’animaux vivants. C’est pourquoi les organisations exhortent la Commission à soutenir l’inclusion d’une interdiction des exportations d’animaux vivants vers les zones de guerre dans le règlement révisé sur les transports et à présenter un plan concret pour s’orienter vers un commerce de viande et de carcasses. Les faits montrent qu’il s’agit d’une alternative viable2 au secteur du transport vivant.

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