Brittany Ferries met fin au transport d’animaux vivants suite à la pression d’une ONG
Cette annonce fait suite à plus d’un an de campagne internationale soutenue menée par Compassion in World Farming, Ethical Farming Ireland, WELFARM, FOUR PAWS, L214, Eyes on Animals, Eurogroup for Animals, Southampton Animal Action et Dorset Animal Action.
Brittany Ferries a été au centre d’une controverse après avoir repris en mars 2025 le transport d’animaux d’élevage vivants d’Irlande vers la France, mettant ainsi fin à une politique de 30 ans. Au cours de ces voyages, les veaux sont gardés dans des camions pendant une traversée en ferry de 18 heures, exposés à la faim, à la détresse et à des conséquences prolongées sur leur santé. Après la traversée, certains ont été transportés vers les Pays-Bas, l’Espagne et la Pologne, avec des trajets pouvant durer jusqu’à 50 heures.
Le transport de veaux non sevrés constitue une violation directe du règlement européen sur les transports, comme l’a constaté un audit de la Commission européenne. Depuis la décision de reprendre les transports, les organisations de protection des animaux ont coordonné des campagnes, collecté plus de 100 000 signatures de citoyens et organisé des manifestations régulières en Irlande, en France et au Royaume-Uni. La coalition d’ONG a également rencontré l’entreprise à plusieurs reprises pour lui demander de mettre fin à cette pratique, jusqu’à ce que l’entreprise finisse par écouter.
Dans un enquête publié en janvier, 82 % des citoyens de l’UE ont exprimé leur inquiétude concernant le transport d’animaux très jeunes et non sevrés, et seulement 22 % sont convaincus que les protections actuelles sont adéquates.
Cette nouvelle est une victoire historique pour les animaux qui montre le pouvoir de mobilisation des ONG et des citoyens, tout en envoyant un message clair aux décideurs politiques de l’UE qui négocient la révision de la législation européenne sur le transport des animaux, vieille de 20 ans.
Irish Ferries est désormais le seul opérateur à poursuivre le commerce entre l’Irlande et la France, et les organisations de protection des animaux appellent la compagnie à emboîter le pas de toute urgence.
Les organisations de protection des animaux exhortent l’UE à interdire le transport d’animaux non sevrés sur de longues distances, introduire des limites strictes de durée de transport et remplacer l’exportation d’animaux vivants destinés à l’abattage et à l’engraissement par un commerce de viande et de carcasses.
Plus de 60 000 citoyens ont déjà signé une lettre ouverte demandant aux décideurs politiques de veiller à ce qu’une législation européenne révisée protège de manière adéquate les animaux pendant le transport.
