Les appels se multiplient pour interdire les élevages intensifs de poissons à terre en France
Les trois projets RAS, actuellement à l'étude, sont situés à Plouisy, Verdon-sur-Mer et Boulogne-sur-Mer, et sont respectivement portés par Smart Salmon, Pure Salmon et Local Ocean. Chacun de ces projets a fait l'objet d'une évaluation forte résistance des communautés localesqui se mobilisent depuis plusieurs années contre les fermes. Welfarm a uni ses forces avec ces groupes, en soutenant leurs efforts de sensibilisation et d’organisation de manifestations.
Welfarm soutient que les fermes, qui pourraient devenir opérationnelles dès 2024, entraîneraient d'importantes souffrances animales et présenteraient des risques environnementaux :
- Densités de stockage extrêmes : pour assurer la viabilité économique, les fermes RAS fonctionnent souvent à des densités de stockage extrêmement élevées, privant les poissons de l'espace nécessaire et provoquant du stress et de mauvaises conditions de bien-être.
- Risque de mortalité massive: La survie du saumon dépend fortement du fonctionnement continu d’équipements complexes. Chaque année, de nombreux événements de mortalité massive, impliquant souvent la mort de centaines de milliers de poissons, sont rapportés par divers médias.
- Conditions de vie difficiles : l’environnement fermé des RAS peut entraîner des difficultés dans le maintien de la qualité de l’eau et le contrôle des niveaux d’agents pathogènes, ce qui présente des risques supplémentaires pour la santé et le bien-être des poissons.
- Alimentation non durable : En tant que carnivores, les saumons ont besoin d’un régime alimentaire comprenant de la farine et de l’huile de poisson, produites à partir de millions de poissons sauvages capturés. Cette pratique, connue sous le nom de pêche de réduction, a été critiquée non seulement pour son impact négatif sur le bien-être des poissons, mais aussi pour ses effets néfastes sur les écosystèmes marins et ses implications en matière de justice sociale. Les fermes d’élevage de saumons sauvages nécessitent les formes d’alimentation les plus gourmandes en ressources.
À la lumière de ces préoccupations, Welfarm, aux côtés de l'ONG française de protection des océans Seastemik, plaider pour un moratoire sur les nouvelles fermes d'élevage de poissons, de crustacés et de céphalopodes où toute la phase de croissance est réalisée dans des systèmes RASInterdire le développement de telles fermes promouvoir un meilleur bien-être animal et aide aligner l'aquaculture française sur celle du pays développement durable et les objectifs de transition climatique.
